Poser une limite : l’acte le plus tendre que l’on puisse faire envers soi
Quand on s’éloigne doucement de soi
Il y a des moments où l’on se rend compte que l’on s’est trop éloigné de soi.
Pas tout d’un coup.
Juste un millimètre par ici, un petit silence par là, une concession de plus, un « ce n’est pas si grave » avalé un peu trop vite.
On ne sait pas toujours quand ça commence.
Mais on sait très bien quand ça devient trop.
Trop flou. Trop dur. Trop seul.
Alors il faut dire stop.
Non pas à l’autre, mais à ce glissement lent qui nous vide.
Poser une limite, ce n’est pas se fermer
Poser une limite n’est pas un mur.
C’est un seuil sacré.
Un lieu où l’on dit : « Je ne peux plus me quitter pour rester avec toi. »
C’est l’acte de se dire :
« Mon espace intérieur est précieux.
Mon énergie n’est pas à disposition permanente.
Mon amour mérite un terrain fertile. »
Et si ce terrain n’est pas là, alors je m’assois.
Je ne tends plus la main.
Je laisse l’autre venir — ou pas.
Retrouver sa juste place
Il y a eu, dans mon histoire, des endroits où j’ai beaucoup donné.
Pas par amour inconditionnel,
mais par peur de perdre le lien si je devenais un peu moins douce, un peu plus ferme, un peu plus vraie.
Et puis un jour, le corps ne suit plus.
Le non surgit presque malgré soi.
Et dans ce non, il y a une délivrance douce.
Un soulagement.
Un espace retrouvé.
Dire non pour mieux se dire oui
La limite n’est pas contre l’autre.
Elle est pour soi.
Pour cette part de nous qui, depuis trop longtemps,
fait semblant de ne pas être blessée.
Pour cette voix silencieuse qui dit : « Je n’en peux plus d’espérer seule. »
Poser une limite, c’est parfois être incomprise.
On te dira que tu es dure, que tu as changé, que tu exagères.
Mais en réalité, tu ne fais que te remettre au centre de ta vie.
Et parfois, oui, cela crée du vide.
Mais quel genre de lien est-ce,
s’il ne tient debout que parce que tu t’empêches de dire ta vérité ?
Une porte vers la paix intérieure
Si ces mots résonnent en toi,
si tu sens que tu es à ce seuil — celui où tu ne veux plus céder l’essentiel de toi pour maintenir une illusion de lien —
je peux t’accompagner à traverser cette étape.
C’est souvent un passage douloureux,
mais c’est aussi une porte vers une paix intérieure profonde,
vers une relation plus juste avec toi-même.
Et, un jour, avec l’autre.
Psychopraticienne à Briançon, j’accompagne les femmes et les hommes qui traversent ce moment charnière :
celui où l’on ne peut plus faire semblant, mais où l’on ne sait pas encore comment sortir du flou.
Tu peux me contacter pour une première rencontre —
un espace où poser ce que tu vis, sans jugement, sans urgence à décider,
simplement pour t’entendre à nouveau.
Et si ce n’est pas encore le moment, garde simplement cette phrase avec toi :
Ta limite n’est pas une rupture.
C’est un retour à la maison.
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